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Propos recueillis auprès d’André GORDON de Chenavel en janvier 2015

J’avais 15 ans en 1944. Le 11 juillet, alors que l’assaut allemand avait été lancé contre le Maquis, dans le matin, un blessé couché sur un bayard1 qui servait d’ordinaire à transporter le pain, avait été évacué à Breignes.

L’après-midi, ça continuait de tirer, mais beaucoup moins. C’est alors qu’arriva chez mon père une estafette qui apportait un papier à faire parvenir aux maquisards qui se trouvaient encore à Breignes. Mon père me dit : « Tiens, c’est toi qui vas y aller à Breignes ». Je mis le papier dans la poche de mon short et je partis seul, car mon cousin, Roger FRUCTUS, ne voulut pas m’accompagner. Arrivé à Breignes, je trouve un groupe de maquisards, remets le papier et rebrousse chemin.

J’avais à peine fait cent mètres que je rencontre GORDON, dit GOGO, un vieux garçon de Breignes. Puis arrivèrent un autre groupe de maquisards qui venait de quitter les roches entre Neuville et Poncin. Ils me demandèrent où j’allais ainsi et me dirent que les « Boches » étaient deux cents mètres derrière eux. Je retourne alors à Breignes où le GOGO me dit que je n’avais qu’à redescendre par le vallon de l’Écottey qui arrive à La Route en passant par la Mauille.

Me voilà donc en route : je descendis à couvert dans les bois en suivant le long du chemin. Arrivé à La Tuilière, je retrouvai enfin des lieux familiers, car j’y connaissais les BESANÇON. Je m’arrêtai donc chez-eux. Le père BESANÇON, informé du motif de mon passage, me fit rentrer chez-lui pour boire un « canon » et manger un bout de « soss ».

Puis je repars avec Kiki VOLLANT qui rentrait à La Route en passant par La Mauille. Arrivés chez lui, je l’abandonne et décide de remonter à Chenavel par les bois, en passant par le pré derrière chez-lui. Une fois dans le pré, je m’aperçus trop tard qu’une automitrailleuse était postée entre le hameau et le pied de la côte de Chenavel. Surmontant ma frayeur, je traversai le pré en faisant semblant de ramasser de l’herbe… Enfin j’atteignis l’orée du bois et montai jusqu’à Chenavel. Je pensais y trouver des Allemands, mais la voie était libre et je rentrai chez-moi. Comme j’étais parti depuis le début de l’après midi, ma mère était folle d’inquiétude : elle reprocha violemment à mon père de m’avoir laissé partir seul. Ils avaient envoyé quelqu’un pour me chercher et à Breignes on lui avait dit que j’étais parti par l’Écottey.

En fait les Allemands n’étaient jamais montés à Chenavel comme on me l’avait assuré !

Situation_Chenavel.jpg

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1 Sorte de planche munie de deux barres de bois à chaque extrémité pour le transport par deux personnes.


Date de création : 20/07/2019 @ 16:03
Dernière modification : 20/07/2019 @ 16:03
Catégorie : CONTENU - 2ème GUERRE MONDIALE
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